Samedi 5 Mars, en milieu d'après-midi, nous entrons pour la troisième fois en Mauritanie. Une fois encore, les formalités douanières se font rapidement.
Pas d'autre choix que celui de reprendre la Route de l'Espoir et son tronçon pénible rempli de "nids d'autruche" sur 150 kms entre Tintane et Kiffa! Mais après la piste de Tombouctou, c'est de la bagatelle...
En cours de route, sur le bas-côté, nous récupérons au passage le crâne de bélier que Phil avait repéré à l'aller (nous avions noté les points GPS). Encore trop "frais" nous l'avions laissé tranquillement sécher au soleil durant nos trois semaines au Mali. L'oreille encore présente se détache facilement et nous voici en possession d'un crâne supplémentaire!

 

 

Le lundi 7 mars, lors de notre pause "thé", nous nous ensablons et sortons nos plaques; c'est la première fois pour notre usage personnel! En un rien de temps, Boomerang est sorti d'affaire et nous voilà repartis!
Au bivouac, ce soir là, deux jeunes du village voisin viennent nous rendre visite et nous apportent du lait frais.

 

 

Nous arrivons à la capitale, Nouakchott, le mardi 8 mars.
Quelques courses, petit tour sur internet, un bonjour à notre ami Moktar et nous quittons la ville le même jour.

 

 

Le lendemain, sur les 500 km de route monotone qui longe l'océan et traverse le désert, nous retrouvons nos amis Mathieu et Anaïs à un checkpoint. Ils sont en compagnie d'un ami mauritanien Alassane, et nous sommes invités à passer la soirée et à manger chez lui, tous ensemble, à Nouadhibou qui se trouve à 40 km de la frontière Mauritanie-Maroc.
N'ayant pas eu le temps en décembre, lors de notre premier passage, de faire un crochet par la ville, nous profitons de l'occasion.
Port de pêche international, Nouadhibou se trouve sur la baie du Lévrier, au milieu d'une étroite péninsule de 35 km de long. Dans ce secteur, les côtes comptent parmi les plus poissonneuses au monde.
A l'heure du retour de pêche, nous nous rendons au port et y achetons du poisson, puis nous passons la nuit dans la rue devant la maison d'Alassane.

 

 

 

 

Le jeudi, nous quittons nos amis et nous nous rendons au Cap Blanc, pour une petite balade dans cette réserve naturelle.
Le Cap Blanc forme la pointe méridionale de la péninsule. Quelques phoques moines vivent encore dans les parages mais les chances de les apercevoir sont plutôt minces!

 

 

 

 

Après le crâne de bélier, je laisse celui de Phil (qui est bélier) sécher au soleil jusqu'à mon prochain passage au Cap Blanc! lol

 

 

Le train minéralier qui relie Zouérate (dans le Sahara au nord de l'Adrar) à Nouadhibou, est le plus long du monde avec ses 2,3 kms de long et son nombre interminable de wagons. Il transporte du minerai de fer du désert jusqu'au port de la ville et compte également un wagon passagers.

 

   
Grillade de sars de Nouadhibou

 

Nous arrivons au poste frontière : formalités à la police, à la douane et....personne au dernier poste de la gendarmerie! Nous passons doucement et 500 mètres plus loin, nous sommes rattrappés par un type en voiture qui nous demande de retourner au poste. Nous voilà repartis en Mauritanie! Les gendarmes nous accusent d'avoir franchi le poste sans nous y être arrêter. On leur fait alors remarquer qu'il n'y avait personne, excepté des joueurs de pétanque un peu plus loin...Comme c'était eux les joueurs, ils ne la ramènent plus trop, mais font du zèle pour fouiller le véhicule. Au moment d'ouvrir le hayon arrière, ils demandent si on a un chien. Sachant que les africains ont une peur bleue des chiens, Phil leur dit : "Oui un gros, mais il ne mord pas fort. J'ouvre mais il ne faut pas faire de bruit pour ne pas le réveiller!". Du coup, ils ont laissé tomber la fouille :-)
Nous traversons les 3 kms de piste cabossée du no man's land, cet endroit un peu glauque, où nous avions passé la nuit du réveillon de Noël.
Nous arrivons sur le sol marocain, par le Sahara Occidental, ce jeudi 10 mars en fin d'après-midi.